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Cette crise sanitaire a un impact humain et économique considérable pour notre pays. Elle a été une source de stress et demeure toujours pour certains d’entre nous une grande inconnue qui va guider nos actions pour les mois à venir.

Rester confiné pendant deux mois n’a pas été facile pour les humains que nous sommes en besoin de liberté. Être privé de son travail, de ses proches, rester chez soi et privilégier les déplacements uniquement essentiels qui plus est sur justificatif, se retrouver en perte de salaire ou de chiffre d’affaire… Bref la liste pourrait être encore plus longue.

L’humain est inégal devant l’adaptation. Pour certains cela a été une occasion de prendre du temps pour soi, pour sa famille et même à l’origine de nouvelles idées, pour d’autres il a été difficile de s’adapter.

Nous attendions tous avec impatience de connaître la fameuse date du « retour à la réalité » et maintenant qu’il est approche, beaucoup de salariés expriment une appréhension à retourner travailler. Forcé de constater qu’encore une fois, ils vont devoir faire appel à leur capacité d’adaptation, face aux nouvelles mesures.

Le retour au travail stresse les collaborateurs ?

Sur demande du gouvernement, les entreprises doivent repenser leur fonctionnement afin de préserver la sécurité et la santé de ses collaborateurs. A ce jour, certaines entreprises préparent le retour de leur retour en ré aménageant les espaces de travail, en organisant un nouveau rythme, conscient que les choses ne pourront pas revenir telles qu’elles l’étaient avant mi-mars.

Pourtant, lorsqu’on les interroge, beaucoup de salariés disent de ne pas être informés de ces nouvelles mesures et ont peur de retourner travailler ne sachant pas dans quelles conditions ce retour va s’opérer. La peur de l’inconnu et de sortir de chez soi commence à perturber celles et ceux qui reprendront le chemin du travail, lundi prochain. Vont-ils être considérés ? Protégés ?  L’environnement sera-t-il favorable ? Va-t-on leur demander de rattraper le retard ? Quels vont être les relations avec leurs collègues ? Quel sera le nouveau rythme de travail ? Autant de questions qui génèrent le trouble dans leur esprit.

Comment les accompagner ?

En communiquant ! Un des principaux facteurs de stress dans les entreprises, et cela avant la crise est le manque de communication, ou une communication de mauvaise qualité.

La communication réelle, donne place à des tonnes d’emails quotidiens laissant pour compte, le vrai dialogue, l’humanisation des relations. Traiter un dossier, échanger des idées, ou gérer un conflit serait parfois bien plus efficace et rapide avec un simple échange de vive voix ! Le dialogue à pour avantage de rassembler les équipes et d’instaurer un climat de confiance au sein de l’entreprise. Malheureusement, la conséquence est telle que moins nous communiquons, moins nous savons nous y prendre. Alors que l’homme a toujours ce besoin primaire de communication avec son pair…

Dès leur retour au travail, il est je crois, indispensable de proposer un échange individuel avec chacun des collaborateurs afin de savoir comment ils vont. Leur demander comment ils ont vécu le confinement, leur offrir la possibilité d’exprimer leur ressenti et leurs interrogations ou leurs peurs quant au retour à leur poste. Cela aura pour conséquence d’instaurer un climat sain et apaisé, et surtout cela permettra à chacun des salariés de garder confiance en son entreprise, de se sentir considéré en entendu par leur direction.

 

En conclusion

Après cette période difficile, pour chacun d’entre nous, il est je crois essentiel pour notre bien-être à tous, de remettre à l’honneur la solidarité, que ce soit dans notre vie professionnelle et privée d’ailleurs.

Je crois personnellement, que cette crise n’est pas arrivée par hasard !

Dans un monde ou les hommes basculaient vers l’individualité, manquant cruellement d’humanité, la maladie à l’échelle mondiale nous a frappé ! Le prix à payer est fort, tant sur le plan humain qu’économique et nous devons, je le crois reconstruire ensemble de nouvelles fondations et accepter, je le crois que les choses ne seront plus jamais comme avant…