« Quand on en parle avec mes clientes esthéticiennes, la réponse est presque toujours la même : « Si j’augmente mes tarifs, je vais perdre mes clientes. »
C’est un constat qui se répète dans le secteur de l’esthétique
Tu n’es pas seule à avoir cette crainte. C’est même une tendance de fond dans les métiers de l’aide, du soin, de l’accompagnement aux personnes. Les professionnelles peinent à se faire payer à leur juste valeur, c’est un constat qui n’est plus à prouver. Je rencontre des instituts fragiles financièrement, des gérantes qui se sous-paient au profit de leur clientèle,
qui font des semaines à 50 heures pour un salaire qui reste encore trop maigre.
Ce qui se cache vraiment derrière cette peur
Un histoire de déséquilibre entre donner et recevoir.
Les métiers du soin attirent naturellement des personnes qui donnent beaucoup de leur personne, de leur temps, de leur énergie et de leur attention. C’est une qualité magnifique et essentielle même qui s’est généralisé dans le domaine de l’esthétique. Mais cette énergie du don s’accompagne souvent d’une vraie difficulté à recevoir en retour. Les compliments sont minimisés, les victoires aussi. Et cette énergie bloquée du recevoir concerne bien entendu l’aspect financier. Facturer son travail à sa juste valeur suppose d’accepter de recevoir autant que l’on donne et c’est précisément ce qui coince pour la plupart des esthéticiennes de notre secteur.
Le manque de légitimité.
Beaucoup de gérantes doutent d’elles, de leurs capacités, et même après des années d’expérience et des centaines de clientes satisfaites, il y a toujours cette voix intérieure qui dit : »Ce n’est pas assez bien » ou « Je ne suis pas digne ». C’est ce que l’on appelle le syndrôme de l’imposteur. « Quoi que je fasse, ça n’est jamais ASSEZ ».
La peur de perdre sa clientèle.
Certes, cette peur est renforcée par un contexte réel : une concurrence accrue dans le secteur de l’esthétique et du bien-être, un climat économique plus tendu où chacun réfléchit davantage avant de dépenser.
Cette peur n’est donc pas irrationnelle mais elle est souvent surestimée. Il y a encore des personnes qui sont capables d’investir dans leur bien-être, des personnes en recherche d’évasion, d’expérience et en recherche de résultat.
Ce que montre la réalité du terrain
Ce que j’observe systématiquement chez les gérantes que j’accompagne et qui franchissent le pas de l’augmentation c’est qu’elles se disent « j’aurai du le faire plus tôt » et surtout elles n’ont pas perdu leurs clientes contrairement à leur crainte. La plupart des clientes fidèles comprennent tout à fait cette revalorisation et ne changerait pour rien au monde leur rdv auprès de leur esthéticienne préférée.
Et même si quelques clientes ne viennent plus, le pourcentages reste faible et l’écart est compensé positivement par cette revalorisation globale.
Une clientèle fidèle ne vient pas pour un prix : elle vient pour une expertise, une relation de confiance, une qualité de soin. Le prix n’est qu’une partie de l’équation.
Alors, comment sortir de cette peur ?
La réponse ne se trouve pas dans une nouvelle grille tarifaire toute faite. Elle commence tout d’abord par un travail sur soi.
Travailler sa relation à l’argent et identifier les croyances héritées (souvent inconscientes) qui associent le fait de bien gagner sa vie à quelque chose de suspect ou d’égoïste, surtout dans un métier de soin.
Renforcer sa confiance et sa légitimité.
Se reconnecter à la valeur réelle de son expertise : des années de pratique, de formation, de relation client, ça a une vraie valeur.
Clarifier son positionnement.
Une expertise clairement affirmée et communiquée donne aux clientes toutes les raisons d’accepter et même de valoriser un tarif plus juste. Ce n’est plus une question de prix, mais de ce que ce prix représente. C’est exactement ce que je travaille avec les gérantes que j’accompagne : révéler leur potentiel, libérer ce qui bloque, comprendre
les mécanismes en jeu, structurer un positionnement clair, et rayonner avec une offre enfin alignée sur sa vraie valeur.
Et toi, où en es-tu avec les tarifs de ton institut ?
Si cet article résonne avec ce que tu vis dans ton institut, ce n’est probablement pas un hasard. La bonne nouvelle, c’est que ce blocage se travaille et que tu n’es pas obligée de le porter seule.
Si tu veux que l’on regarde ensemble ce qui te freine et qu’on construise un positionnement qui te ressemble, je t’invite à faire un état des lieux de ta situation avec ce formulaire, puis je prends contact avec toi pour un appel découverte offert : https://tally.so/r/mYL8BJ
Tu sauras ainsi quels sont les leviers à activer et comment les actionner !